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Au revoir Pyeongchang, bonjour Pékin

La flamme s’est éteinte. Le président du Comité international olympique (CIO), Thomas Bach, a déclaré les Jeux de Pyeongchang clos. Les athlètes canadiens rentrent au pays avec une récolte de 29 médailles, un record. Après 16 jours de compétition, les 23es Jeux olympiques d’hiver se sont terminés, dimanche, avec la cérémonie de clôture sous le signe de la paix et sans l'étendard blanc, bleu et rouge de la Russie.

«La technologie numérique a permis à davantage de monde dans un plus grand nombre de pays de voir les sports d'hiver par de multiples modes [...] Par conséquent, je peux vraiment dire: "les Jeux olympiques d'hiver de Pyeongchang 2018 sont les Jeux de nouveaux horizons"», a lancé M. Bach.

Dans un univers similaire aux jeux vidéo, 102 interprètes, représentants les 102 champions olympiques, ont lancé les festivités sur des notes de K-pop.

La patineuse de vitesse sur courte piste et triple médaillée Kim Boutin s’est ensuite mêlée aux autres porte-drapeaux avant de voir les athlètes canadiens entrer dans un stade olympique de Pyeongchang, construit au coût de 138 millions de dollars canadiens, qui sera démonté après les Jeux.

Les Canadiens n’ont pas manqué de médailles autour du cou. Avec leurs 11 récompenses en or, 8 en argent et 10 en bronze, ils ont fait tomber la marque de 26 médailles établie à Vancouver en 2010. Le Canada a conclu son rendez-vous olympique au 3e rang du classement, un tableau dominé par la Norvège et ses 39 médailles.

«Je repars avec la mission accomplie et beaucoup d’inspiration. J’ai vécu de beaux moments. Ça m’a donné le goût de revivre ça», a lancé le nouveau champion olympique en bosses, Mikaël Kingsbury, quelques minutes avant d’entrer dans le stade.

 «Les Jeux, c’est ça, c’est une histoire de famille, une histoire d’équipe. Et mon équipe m’a fait vibrer», a dit la coéquipière de Boutin Marianne St-Gelais, qui en était à ces derniers Jeux.

St-Gelais regardera donc sa jeune comparse qui devrait très probablement s’exécuter en Chine en 2022. Les organisateurs des Jeux de Pyeongchang ont passé le flambeau à ceux de Pékin, la quinzaine olympique hivernale ne changera donc pas de continent et restera en sol asiatique.

Les Chinois, qui ont été hôtes du rassemblement olympique d’été en 2008, ont donné un aperçu de ce qu’ils allaient offrir. La lumière et les pandas ont été mis en vedette après que le président du CIO, Thomas Bach, eût remis le drapeau olympique entre les mains du maire de Pékin, Chen Jining.

Un podium sans Alex Harvey

Dans les gradins, le fondeur Alex Harvey, 4e du 50km, a vu le Finlandais Iivo Niskanen et deux athlètes olympiques de Russie Alexander Bolshunov et Andrey Larkov recevoir leur médaille pendant la cérémonie.

Juste avant eux, les femmes victorieuses du 30 km sont montées sur le podium. La grande Marit Bjorgen a reçu sa 15e médaille olympique, sa 8e d'or. À Pyeongchang, la Norvégienne, championne au 30km, est devenue l’athlète la plus médaillée de l’histoire des Jeux d’hiver, hommes et femmes confondus. 

Des Nord-Coréens, mais pas de drapeau russe

Après le défilé de la Corée unifiée à l’ouverture, la présence de la sœur du dictateur nord-coréen Kim Jong-un à l’événement ou encore après la participation de l’équipe de hockey féminin des deux Corées, une autre délégation nord-coréenne était dans les gradins du stade olympique. Plus controversée cette fois, la délégation de huit membres était menée par le général Kim Yong-chol. Ce dernier est considéré comme un criminel de guerre par l’opposition sud-coréenne.

Dans les tribunes officielles, le président de Corée du Sud Moon Jae-in lui a serré la main au début des festivités.

Assise pas très loin: Ivanka Trump, désignée par les États-Unis pour assister à la dernière fête des Jeux. Avant la cérémonie, un responsable américain avait déjà fait savoir qu’aucun contact entre la fille du président américain, Donald Trump, et les délégués nord-coréens n’était prévu.

Et ces personnes haut placées sur l’échiquier mondial n’ont pas vu le drapeau de la Russie. Le Comité international olympique (CIO) a voté, dimanche, pour maintenir la suspension du pays de Vladimir Poutine aux Jeux de Pyeongchang. En décembre, à l’annonce de la suspension, l’organisation avait laissé la porte ouverte à une possible levée des sanctions pour permettre aux 160 athlètes de défiler sous les couleurs de leur pays.

Ils ont plutôt marché dans le stade sous la bannière neutre comme ils ont fait tout au long du rendez-vous olympique. Les deux cas de dopage au sein de leur délégation à ces Jeux ont semblé peser lourd dans la balance.

Une fois de plus… Pita Taufatofua

Sur une note un peu plus légère. Pita Taufatofua, le Tongien chouchou de nombreux amateurs, s’est une fois de plus fait remarquer. Il s’est de nouveau retrouvé torse nu lors d’une cérémonie des Jeux olympiques. Celui qui a participé au 15km style libre de ski de fond a été invité sur scène avec d’autres athlètes pour représenter tous les continents. La skieuse américaine Lindsey Vonn et le bathonien français Martin Fourcade l’ont, entre autres, accompagné. 

Taufatofua avait été l'un des héros inattendus de la cérémonie d'ouverture à Rio de Janeiro, en 2016, avec sa tenue traditionnelle tongienne dévoilant son torse musclé et huilé. Cette image avait fait le tour du monde. Au Brésil, il avait concouru au taekwondo. Il avait de nouveau défilé torse nu dans le froid sud-coréen à l'ouverture des Jeux. 

Pita Taufatofua a finalement été invité sur scène dans son costume traditionnel des Tonga. (Photo: Getty Images/Ryan Pierse)
Pita Taufatofua a finalement été invité sur scène dans son costume traditionnel des Tonga. (Photo: Getty Images/Ryan Pierse)

Pita Taufatofua a finalement été invité sur scène dans son costume traditionnel des Tonga. (Photo: Getty Images/Ryan Pierse)

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https://jeuxolympiques.radio-canada.ca/nouvelles/article/regardez-direct-ceremonie-cloture-des-jeux-pyeongchang.html

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