Search

Trouver le Hudon 2.0 - Le Journal de Montréal

Après deux saisons dans le giron de la Ligue nationale, Charles Hudon a fait un pas en arrière en rejoignant le Rocket de Laval dans la Ligue américaine. Un recul qui devrait l’aider à se trouver et se revamper. Il doit devenir le Charles Hudon 2.0.

Les propos du directeur général Marc Bergevin, mardi, ne laissaient aucune place à l’interprétation quand il l’a placé au ballottage.

« C’est basé sur les performances. On lui a donné une chance au camp pour prouver sa valeur. On l’a mis au ballottage, il y a 30 équipes qui avaient l’occasion de venir le chercher pour absolument rien, a expliqué le DG à propos de l’attaquant ayant amassé cinq points en 32 matchs l’an dernier.

C’est un peu un message, a-t-il enchaîné. La meilleure chose, c’est d’aller à Laval et de bien jouer. Cela lui permettrait d’être rappelé à Montréal ou ailleurs. Il a une bonne attitude. J’ai confiance qu’il va performer à Laval. On verra ce qui va se passer. »

Sans surprise

En apprenant qu’il retournait dans la Ligue américaine, un premier passage depuis qu’il avait quitté les IceCaps de St. John lors de la saison 2016-2017, Hudon n’est pas tombé des nues. Il savait qu’il devait tôt ou tard faire face à ce scénario. D’autant plus que, depuis l’an dernier, il ne figurait plus dans les bonnes grâces des entraîneurs du Canadien.

« Je savais que je n’étais plus sur leur feuille. Je crois avoir bien fait au camp d’entraînement, a souligné l’ailier. J’ai su avec mon agent qu’il a eu des pourparlers en passant au ballottage. On ne m’a pas réclamé. Ça fait partie du jeu. On ne sait jamais ce qui peut arriver. »

En entrant dans le vestiaire du Rocket, il a néanmoins fait le saut puisque la dernière fois qu’il avait mis les pieds à la Place Bell, les quartiers généraux étaient en construction.

Efficace partout

Dans l’échiquier de l’entraîneur-chef Joël Bouchard, il devra faire sa niche. Une tonne de pression en moins sur les épaules, il disait déjà être plus épanoui à l’idée d’entrer au boulot à l’aréna. Il remet le compteur à zéro.

« Je veux retrouver le plaisir de jouer. C’est le plus important. En arrivant ici, je revois des gars que je ne pensais plus rencontrer. Je veux arriver le matin et avoir le désir d’être sur la patinoire, avoir la chance de jouer et profiter du temps de glace. C’est positif.

Je dois améliorer certains aspects de mon jeu, a ajouté celui qui n’avait pas le moral dans les talons. Je vais pouvoir y arriver avec Joël (Bouchard). Je dois apprendre une nouvelle manière de jouer au hockey et m’améliorer. Je dois apprendre de nouvelles choses pour être prêt lorsque je serai rappelé. »

Poussé par l’entraîneur

Par ailleurs, les objectifs ne seront pas quantifiables en nombre de points. L’attaquant gaucher avait récolté plus de 50 points à ses trois saisons avant de faire le saut dans la LNH. Il doit maintenant prouver sa valeur en exécutant correctement les détails, tant à l’attaque qu’en défense. Il est conscient qu’il sera suivi de près par son instructeur.

« Il sait que je vais le pousser, que je serai en avant, en arrière, dessus ou à travers, car il a du talent, a imagé Bouchard. Il est ici parce qu’il a des choses à travailler s’il veut retourner dans la LNH, qui te secoue de tous les côtés, il doit être le Charles 2.0. La ligne est si mince entre les joueurs exceptionnels et les gars de quatrième trio. Parfois, ceux de quatrième trio peuvent être les meilleurs sur la glace et avoir un impact sur quelques jours.

Charles doit devenir compétitif et polyvalent dans tous les aspects du jeu. Il doit être bon dans tout, tant offensivement que défensivement, avec ou sans rondelle. La réalité, c’est que les Connor McDavid ne viennent pas dans l’AHL. »

 

Let's block ads! (Why?)

https://www.journaldemontreal.com/2019/10/02/je-dois-reapprendre-a-avoir-du-fun-a-jouer---charles-hudon

Bagikan Berita Ini

0 Response to "Trouver le Hudon 2.0 - Le Journal de Montréal"

Post a Comment

Powered by Blogger.